Session spéciale 2024 : recommandations au Conseil national
Postulat Wyss Sarah (22.3649) : sensibilisation aux maladies psychiques dans les écoles
À l’ordre du jour le 17 avril
Le postulat demande au Conseil fédéral d’examiner les mesures actuelles à l’échelle nationale en matière d’information sur la santé psychique dans les écoles et de montrer comment un programme de sensibilisation correspondant pourrait être élaboré, en collaboration avec les milieux de la psychologie et de la psychiatrie et des organismes spécialisées et des jeunes, et qu'il soit intégré aux stratégies existantes.
- Pro Juventute recommande d’approuver le postulat.
Justification
Anxiété croissante, dépressions ou pensées suicidaires : des enfants et des jeunes sont actuellement soumis à un stress et une charge psychique importante, les temps d'attente pour un traitement sont long. Les points de contact comme le 147 de Pro Juventute sont fortement sollicités. La prévention et l’aide de l’entourage deviennent de plus en plus importantes dans le contexte actuel de la multicrise. Les programmes d’information dans les écoles permettent d’atteindre efficacement les enfants et les jeunes dans un esprit d’égalité des chances et de les sensibiliser à un comportement adéquat à adopter avec des jeunes de leur âge souffrant de troubles psychiques. Leur capacité d’action et leur efficacité personnelle en matière de santé psychique se trouvent renforcées. Des études montrent que les programmes de prévention visant à améliorer la santé psychique dans les écoles permettent d’atténuer les problèmes psychologiques et de renforcer les compétences sociales, émotionnelles et cognitives. Le rapport demandé sur l’état des lieux des programmes correspondants intégrés dans l’enseignement scolaire apporte une contribution importante à la promotion de la capacité d’action de l’entourage des enfants et des adolescent·e·s souffrant de troubles psychiques et renforce la résilience de la jeune génération.
Motion Wyss Sarah (22.4013) : le droit au congé de paternité ne doit pas s’éteindre en cas de décès néonatal
À l’ordre du jour le 17 avril
La motion charge le Conseil fédéral de modifier la loi sur les allocations pour perte de gain (LAPG) de sorte que le droit au congé de paternité ne s’éteigne pas en cas de décès néonatal (dans les 28 premiers jours suivant la naissance).
- Pro Juventute recommande d’approuver la motion.
Justification
Selon l’Office fédéral de la statistique, plus de 260 nourrissons sont décédés en Suisse en 2022 dans le premier mois suivant leur naissance. La mort d’un nouveau-né représente un choc immense pour les parents concernés. Pour décrire cet état, ils parlent souvent de la sensation de se sentir comme « hors de soi ». Les parents ne sont pas seulement profondément bouleversés par la perte d’un enfant, ce deuil demeure aussi au centre de leur vie pendant longtemps. Dans cet état émotionnel extrême, les parents ont besoin de temps et d’espace pour surmonter le choc, reprendre pied et se retrouver en tant que couple et famille. Pour leur permettre d’organiser cette période conjointement et librement, et de faire leurs adieux, il convient de modifier la LAPG de manière à ce que le père ou l’autre parent puisse prendre le congé paternité prévues par la loi également en cas de décès néonatal.